LES RENCONTRES D’ARLES 2018

Une petite balade aux rencontre d’Arles m’a permis de voir quelques expos photos intéressantes. J’ai beaucoup aimé Gregor SAILER et ses Villages Potemkines construient pour des usages militaires, et dont l’apparence est très artificielle. William WEGMAN, ou le meilleur ami de l’homme prend une forme humaine. Les images de Raymond DEPARDON faites aux US entre 1968-1999 étaient top, une belle leçon de photo. Et la vraie découverte fut l’expo de Taysir BATNIJI , ce photographe palestinien, qui était sorti de Gaza en 2006 pour rejoindre Amman afin d’y faire le vernissage d’une de ses expos, et qui n’a jamais pu revenir chez lui, suite à l’opération militaire Israélienne « Pluies d’été ». Il a tout laissé sur place, ses parents, ses amis, son atelier, sa vie. Depuis il a renoncé à y retourner de peur d’être coincé sur place. Il a donc refait sa vie en France, ou il essaie de recréer un chez-lui, mais sa ville natale est encore bien ancrée au fond de lui, et lui manque profondément. Il présente à Arles un travail réalisé aux Etats Unis, sur l’identité recomposée, auprès de ses cousins palestiniens immigrés aux US. Son oeuvre est plus biographique que politique, son témoignage est vraiment poignant.

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