L’homme qui marche #walking_man

Dans son premier état, l’homme qui marche était une femme, qui fut créée durant la période surréaliste de Giacometti. 

Femme qui marche, 1932

L’artiste imagine une figure qui rappelle l’art égyptien par ses formes stylisées et sa pose figée, le pied avançant et entrainant une légère rotation des épaules.

Après la guerre, les essais de Giacometti pour des commandes dans l’espace publique constituent un laboratoire d’idées pour des oeuvres nouvelles.

Homme qui marche (1947) au 1er plan – Homme qui marche I (1960) – Homme qui marche II (1960)

Ces recherches l’amènent à créer une figure humaine universelle, avec des formes simples, tels des signes graphiques déployés dans l’espace.

Dans la rue, Giacometti observe la vie quotidienne et le mouvement fugitif des passants, au loin.

Homme traversant une place, 1949

Ces fragments de réalité s’inscrivent sur un plateau, comme “Homme traversant une place”, Giacometti fixe le mouvement à son apogée, tandis que le déplacement du spectateur vient animer le motif de façon subjective.

L’homme qui marche se soustrait au genre pour atteindre l’universel, à mi -chemin entre l’image et le signe, entre la figuration et l’abstraction.

Reconstitution de l’atelier du 46 rue Hippolyte Maindron
  • Jusqu’au 29 novembre 2020 à l’Institut Giacometti – 5 Rue Victor Schoelcher, 75014 Paris